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Le livre "la maison dans le paysage" est sorti en juin 2011
aux éditions "Mon village".

"Beau livre", couverture cartonnée, 28 €

 

Maison

 

 

Présentation couverture dos


 

A 10 

 

Il en est des maisons comme des humains. Chaque façade, avenante ou revêche, pimpante ou négligée, raconte à sa manière l’histoire de ses occupants successifs, les mille et une astuces que ceux-ci inventèrent pour s’adapter au climat et au milieu. La maison est le témoin discret des modes de vie, des goûts, des soucis et des rêves de ses habitants.

B-8.jpg      Les photographies de ce livre couvrent tout le massif, du Sundgau au Bugey, en passant par le Doubs et le Jura. Elles ont été effectuées sur plus de quatre ans, et sur toutes les saisons. Il fallait décrire l’architecture rurale et son évolution, la beauté massive des fermes traditionnelles, et les tendances des nouvelles constructions. Il fallait aussi enregistrer sur la pellicule les traces de la vie, le charme d’une fenêtre, le sévère des bataillées… Il fallait encore raconter le paysage des maisons, non seulement les sapins et les champs mais aussi leur paysage propre, ces jardins sages ou tout en désordre, le fil où claque le linge, et ces nains à la face réjouie, qui rient parmi les fleurs et tendent leur joue comme dans l’espoir d’un baiser.                                                                            L-23.jpg

*

Des mêmes auteurs et dans la même collection que « le Bois dans le Paysage », ce livre vous emmène à la découverte des maisons comtoises. Il vous invite à parcourir le pays en quête de son habitat et de sa poésie.

A 7

 

 

Présentation de quelques pages du livre http://benoite-hibou.over-blog.com/album-1721794.html

Lien avec le site de l'éditeur http://www.editions-monvillage.ch/?page=accueil

D'autres photos sur le blog du photographe: http://alain.michaudessin-photo.over-blog.com/

Avant-propos

Ce livre a couru les chemins de la montagne, les petites routes tortueuses où l’on craint de se perdre ou les longs rubans gris déroulés au fond des vallées. Nous avons sillonné le massif depuis le Sundgau, au nord, jusqu’au Bugey et la vallée de la Valserine, explorant le Haut-Jura sans oublier la Petite montagne, et le Haut-Doubs, où les pissenlits poussent drus et opulents. Là, les maisons s’épanouissent, vastes et carrées, dans une débauche de bois. Ils sont si fiers de leurs fermes à tué, les Doubistes, que non seulement, elles sont entretenues avec soin, mais il s’en construit de nouvelles, moins vastes certes mais sur la même architecture, accroupies dans une herbe d’un vert incroyable. Et se côtoient le bois blond des constructions neuves et les lambréchures presque noires des anciennes, rompues aux intempéries.

Question coloris, les Comtois s’entendent sur le bois et les ocres pâles des crépis, si ce n’est dans l’exotique Sundgau où les façades à colombages éclatent en couleurs vives. Les rouges, les bleus, les oranges illuminent les murs et voisinent en bonne intelligence.

Il est des maisons extraordinaires que l’on garde en mémoire, même si on ne les a vus qu’une seule fois, parce qu’elles ont le talent de se marier à leur paysage. Elles possèdent l’harmonie et l’originalité. Certaines sont si excentriques qu’on se demande quelle fantaisie a bien pu souffler sur leur conception.

H-11.jpg   À proximité de la frontière suisse, s’avancent les chalets. Ils cohabitent avec les fermes massives, solides. Leur assise demeure un peu lourde, l’élégance leur vient des étages de bois pimpant, des balustrades brodées et des fenêtres aux rideaux proprets. Les pelouses sont coupées de frais ; les chalets apportent avec eux un air d’opulence. Les villages s’allongent, s’approprient la vallée au long d’une interminable grand-rue, comme à Bois d’Amont où les maisons affichent des numéros invraisemblables, à quatre chiffres. Du côté de Lamoura, ça ne pense qu’à glisser, surfer, voler ou planer, comme si le pays tout entier était pris par l’ivresse des cimes. Vers la Pesse, où affleurent les roches grises, les tôles battent au vent, et il y a par là des souvenirs d’Indiens, des idées de western. Au printemps, la Pesse est un grand jardin de jonquilles, où chacun peut s’offrir un bouquet, aussi gros qu’il le souhaite. Les champs ondulent jaune et vert à l’infini. À peine plus loin, sur Bellecombe, l’habitat se disperse et s’isole. Les combes s’étirent et l’on pense à Brel : « Regarde bien petit, sur la plaine là-bas, il y a un homme qui vient, que je ne connais pas… »

Les maisons de la montagne gardent l’effroi de l’hiver jusqu’au plus chaud de l’été, quand l’air s’immobilise et brûle. On le sent dans l’épaisseur des murailles et les couches de bois dont elles s’habillent. Pour résister aux intempéries, la maison se cale dans les creux du relief, se tapit contre le vent. Ses ouvertures sont petites, son volume énorme permet de stocker pour l’hiver le foin nécessaire qui fournit de surcroît un isolant efficace. Toit et bardage lui fournissent une couche supplémentaire de protection. Les tuiles tirent du côté de la terre d’où elles sont issues ; elles pèsent sur les bâtiments. La tôle se marie au ciel ; grise, presque bleue, elle se confond avec lui et les lourdes maisons en deviennent moins pesantes. Basses, comme écrasées, elles contemplent les sapins, et voudraient bien comme eux, s’élancer droit vers les nuages.D-2.jpg


 

Préface Serge Blanc-Potard

      Confier à ma plume de charpentier la préface de cet ouvrage est un bien grand honneur que je ne saurais revendiquer, car pour moi, manier l’outil m’est plus facile que le verbe !…

« La maison dans le paysage » est un livre qui met en lumière un patrimoine rural s’adaptant parfaitement à la nature et au climat, ainsi que la beauté sauvage de ces paysages sous les quatre saisons.

Par la finesse de sa poésie, vous vagabonderez avec un brin de nostalgie dans un passé où le spirituel est toujours présent.

Pour un Jurassien, il ouvre les yeux de notre âme d’enfant. Certains clichés nous plongent dans un rêve où le temps semble s’être arrêté.

On ressent aussi l’austérité de nos montagnes avec son énergie vibratoire qui nous ressource, et fait de ses habitants des gens imprégnés d’une force tranquille, profondément attachés à leur terroir.

Ce livre est aussi le miroir d’une époque où se reflète la vie laborieuse de nos anciens, qui furent des gens tenaces, ne cédant jamais, inventifs et minutieux, donnant à cette terre aride ses lettres de noblesse.

Conservons la mémoire de nos aïeux. Soyons conscients du passé mais responsables de l’avenir.

Vivons dans ce beau pays en harmonie avec la nature.

C’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore.

 

 

Choux, le vingt-septième jour du sixième mois de l’année 2010

Blanc-Potard Serge

Maître-charpentier

G-14.jpgCompagnon charpentier des Devoirs

Meilleur ouvrier de France 1976

 

 

 


 


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